OCSEIA — Association ontarienne des enquêteurs sur l’exploitation sexuelle des enfants
Où signaler Danger immédiat — composez le 911 Exploitation en ligne — Cybertip.ca L’OCSEIA ne reçoit pas de signalements
La problématique

Leurre

En vertu de l’article 172.1 du Code criminel, le leurre concerne la communication par un moyen de télécommunication avec un enfant — ou une personne que l’accusé croit être un enfant — en vue de faciliter certaines infractions sexuelles.

Note : cette page ne contient aucun détail ni aucune image de nature explicite.

Message clé. Le leurre est défini par le droit canadien, mais les familles n’ont pas à déterminer si chaque élément juridique est réuni avant de signaler une communication sexuelle préoccupante avec un enfant.

L’usage courant du mot « leurre » peut être large, mais l’infraction canadienne comporte des éléments précis : la catégorie d’âge, le moyen de communication, l’intention de l’accusé et l’infraction sexuelle facilitée. L’information publique doit décrire une conduite soupçonnée sans affirmer qu’un crime a été prouvé.

À quoi cela peut ressembler

  • Une personne demande ou sous-entend des images, vidéos ou diffusions en direct à caractère sexuel.
  • Une conversation sexuelle est amorcée ou du contenu explicite est envoyé pour réduire les limites.
  • Une personne déforme son identité, son âge, sa relation ou ses intentions.
  • La communication passe d’un espace public ou modéré à un canal privé.
  • L’enfant est encouragé à se rencontrer, à cacher la relation ou à éviter les adultes protecteurs.
  • La personne utilise l’affection, des cadeaux, la pression, des menaces ou une image existante pour obtenir la soumission.

Leurre et manipulation : liés mais distincts

La manipulation décrit un processus comportemental qui peut se dérouler dans le temps et sans technologie. Le leurre est une catégorie juridique centrée sur la télécommunication en vue de faciliter certaines infractions. Un cas peut impliquer les deux, mais aucun terme ne remplace l’autre.

Pourquoi le signalement précoce compte

La communication elle-même peut constituer une preuve importante. Un enfant n’a pas à assister à une rencontre, à envoyer une image ou à subir une infraction avec contact avant que les adultes prennent la situation au sérieux. Un signalement précoce peut protéger l’enfant, préserver la preuve numérique et révéler si d’autres enfants sont à risque.

Quoi préserver

  • Noms d’utilisateur, liens de profil, noms affichés, numéros de téléphone et adresses courriel.
  • La plateforme, le jeu, le site ou le service utilisé, ainsi que les dates et heures.
  • Les messages menaçants ou sexuels et la conversation environnante, lorsque c’est sûr et licite.
  • Les renseignements sur des rencontres proposées, des cadeaux, des paiements, des déplacements ou des demandes de changer de plateforme.

Ne demandez pas à l’enfant de reprendre contact, n’appâtez pas la personne soupçonnée et ne recréez pas de messages supprimés sans l’avis de la police.

Comment réagir

Dites à l’enfant que demander de l’aide était la bonne décision. Évitez les critiques sur les applis, le secret ou les messages; la honte peut réduire la divulgation. Communiquez avec la police locale ou Cybertip.ca. Si les circonstances créent aussi des motifs raisonnables de croire qu’un enfant a ou pourrait avoir besoin de protection en Ontario, communiquez directement avec une société d’aide à l’enfance.

Signaler et obtenir de l’aide

Si un enfant peut être à risque.

En cas de danger immédiat pour un enfant, composez le 911. Signalez l’abus ou l’exploitation sexuels d’un enfant en ligne à Cybertip.ca. En Ontario, tout cas présumé d’abus ou de négligence envers un enfant doit être signalé directement à une société d’aide à l’enfance.

Sources choisies

Cette page fournit de l’information générale au public et ne constitue pas un avis juridique. Dernière révision : 15 septembre 2026.